LA SORORITÉ PAR-DELÀ LES FRONTIÈRES

En août 2021, les Talibans reprenaient le pouvoir en Afghanistan, faisant craindre le pire pour celles qui avaient progressivement repris leur place dans la société : les femmes.

Ces craintes se sont malheureusement justifiées. Non seulement la situation n’a fait que se détériorer sur les plans humanitaire, politique et économique mais le nombre de décrets discriminatoires envers les femmes n’a fait qu’augmenter. On apprend désormais que de nouvelles restrictions s’appliquant aux Afghanes viennent encore de s’ajouter dans la loi pour « prévenir le vice ». Celles-ci doivent par exemple se couvrir entièrement le visage et le corps en dehors de chez elles et leur voix ne doit pas être entendue. Elles n’existent plus, ainsi exclues de la vie publique.

Cette régression de leurs droits est intolérable pour celles qui ont eu accès à l’éducation entre les deux régimes talibans, conscientes de leur perte de liberté au nom de la charia (loi islamique). Car rappelons-le, cette talibanisation totale ne s’explique ni par la religion de l’Islam ni par la culture afghane.

Aujourd’hui, je pense à elles… ces femmes, ces filles, gagnées sans doute par la peur et la colère. Je pense à elles qui connaissent la défaite par rapport à leurs droits, pourtant fondamentaux.

Je mesure la chance de vivre en démocratie, pour moi, pour mes petites-filles, pour nous toutes. Mais ailleurs comme ici, les droits des femmes ne sont jamais acquis. Restons vigilants !

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